Le Gouvernement veut limiter la pollution causée par le chauffage au bois domestique - 01/09/2021

Selon l’agence Santé Publique France, les particules fines rejetées par les vieux systèmes de chauffage au bois domestique seraient responsables de près de 40 000 décès chaque année. En parallèle de ce chiffre édifiant, il serait possible de diviser par dix l’émission de particules fines liées à ce type de chauffage en agissant sur deux facteurs : d’une part en modernisant les installations de chauffage et d’autre part en ayant recourt à un combustible de meilleure qualité. C’est sur ces deux fronts que le Gouvernement a lancé son plan d’action pour développer le chauffage au bois domestique. Plan d’action qu’il a présenté le 23 juillet 2021. 
 
Du côté des systèmes de chauffage, le Gouvernement s’est fixé l’objectif de remplacer 600 000 systèmes anciens d’ici à 2025. Pour ce faire, l’acquisition de nouveaux systèmes de chauffage par les particuliers pourra être financée jusqu’à 90 % par les différents dispositifs d’aides à la rénovation énergétique. Ainsi, le particulier pourra déposer des demandes auprès des dispositifs nationaux tels que MaPrimeRénov’ ou les CEE, ou auprès de dispositifs locaux tels que les Fonds Air-Bois. Parmi les conditions d’éligibilité à ces dispositifs, il faut que le système de chauffage au bois acquis soit labélisé par sept Flammes vertes. 
 
De la même manière, le Gouvernement veut s’attaquer à la qualité du bois brûlé. En effet, un bois mal séché émet beaucoup plus de particules fines lorsqu’il est brûlé. Le Gouvernement envisage donc la mise en place d’un label national garantissant un niveau de séchage minimal. 
Enfin, le Préfet disposera de compétence pour encadrer ou restreindre l’usage de certains systèmes de chauffage au bois domestique au niveau local. 

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